« Way to Gobi »

Lorsque l’on pose son sac à dos en Mongolie, il est presque incontournable d’aller se mesurer à l’un des déserts les plus impressionnant de la planète: le désert de Gobi. Deux possibilités existent pour se rendre dans cette région isolée et perdue entre la Mongolie et la Chine, l’avion ou la voiture. Mais en van russe tout terrain, même avec un chauffeur/guide expérimenté et même s’il n’y a qu’une seul piste pour y aller, trouver le Gobi reste une aventure romanesque.

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Une série réalisée sur le vif avec un iPhone 5

« Way to Gobi »

Suivre la piste de la culture mongole à travers la vitre tintée d’un van russe.

 


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Au départ d’Oulan-Bator, la capitale, on s’engage pour des heures et des heures de pistes. Il n’y a que steppes arides et montagnes à l’horizon. Il fait 35°C et la climatisation on oublie.

 

 


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Notre chauffeur est expérimenté. Cela ne l’empêche pas de demander sa route aux rares  véhicules que l’on croise.

 

 


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Au détour d’un village. Il faut de nouveau s’arrêter et affiner le cap. Pour se déplacer, en Mongolie, les habitants ont des chevaux, des motos et des Toyota Hybrides. Pour réduire la pollution de l’air dans la capitale, le gouvernement a favorisé l’achat de véhicules japonais récents aux émissions de limitées.

 

 


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La route pour le Gobi n’est pas une longue piste tranquille. Heureusement, toutes les deux, trois heures de pistes, il n’est pas rare de tomber sur la yourte d’une famille mongole.

 

 


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Les heures de routent passent. Les pistes sableuses se croisent, se toisent mais rien à l’horizon ne peut servir de repère pour bien s’orienter.

 

 


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Le taux de scolarisation des enfants est proche des 100%. Durant l’année scolaire ils vivent dans les villes, l’été, ils retrouvent leurs familles et participent à la vie de la yourte.

 

 


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Trouver le désert de Gobi, c’est l’art de naviguer de yourtes en yourtes et de tomber sur des familles au milieu de nul part.

 

 


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L’oasis dans le désert ce sont les stations services. Chauffeurs et locaux s’y afférent pour recharger bidons, motos et véhicules. Et si possible, demander la piste à prendre pour le reste de l’aventure.

 

 


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Le désert approche, pas de doute mais il n’est pas rare d’apercevoir des silhouettes vivantes: chevaux et chameaux sauvages. Les steppes cramées de Mongolie sont le dernier territoire au Monde où vivent des chameaux sauvages. Pas étonnant, ils peuvent rester une semaine sans boire et un mois sans manger.

 

 


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La route est longue, très longue. Au milieu du rien, on croise parfois un Ovoo. Dans le Bouddhisme, ce amas de pierre spirituel avec des rubans bleus symbolise le respect du ciel.

 

 


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La pluie est rare. Alors dès qu’il y a une averse les mongoles ne cachent pas leur sourires et remercient le ciel pour cette offrande.

 

 


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Quelques minutes de pluies orageuse plus tard, la terre se mue en mer, le sable en boue. En Mongolie, les éléments s’enchainent et se déchainent sans surprendre personne.

 

 


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En 10h de route, nous traversons deux villages. Dans ces zones toujours plus reculées, sous 35°C, il est vital de recharger les bidons d’eau. On ne sait pas de quoi seront fait les prochaines heures.

 

 


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Pour manger, il est impératif de prévoir à l’avance son repas et de ne pas chercher de l’ombre. Mais ne doutons pas des mongoles, ils sont rodés.

 

 


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Après des heures et des heures aventures secouées sur les pistes, après avoir suivi les fumées lointaines soufflées par les yourtes, après avoir cru ne jamais arriver sans tomber en panne, le graal: les dunes de Khongoryn Els.

Une merveille de muraille de sables de 300m de haut et 100km de large. Saisissant et mérité.

 

 

Henri Aristide